
La faune terrestre du parc
Des rapaces majestueux planant au-dessus des crêtes aux mammifères furtifs
du maquis, des reptiles méditerranéens aux amphibiens des zones humides, chaque espèce joue un rôle crucial dans l'équilibre des écosystèmes.
Le balbuzard pêcheur, emblème du parc, niche ici dans l'une des plus
importantes colonies sédentaires au monde.
Les oiseaux, stars ailés du parc
Le règne des oiseaux fait la renommée internationale du Parc.
Falaises, îlots rocheux, forêts et cultures en terrasses forment une mosaïque d’habitats où nichent ou font escale plus de 165 espèces. Certaines, rares et menacées, trouvent ici l’un de leurs derniers refuges.
Le balbuzard pêcheur, l'emblème du parc


Les rapaces, seigneurs des sommets et maîtres du ciel
Pandion haliaetus règne sur les falaises côtières du parc. Ce rapace piscivore, reconnaissable à sa technique de pêche spectaculaire en piqué, construit ici une des plus importante colonie sédentaire du monde. Alors qu’en Méditerranée les balbuzards nicheurs se comptent sur les doigts d’une main, les falaises des Bokkoyas accueillent plusieurs dizaines de couples.
Le balbuzard est devenu le symbole du parc, incarnant sa mission de conservation. Chaque nid, soigneusement recensé et surveillé, représente un espoir pour la survie de cette espèce rare. Les visiteurs patients peuvent observer depuis les points de vue aménagés ces maîtres pêcheurs plonger dans les vagues pour saisir leurs proies.
D’autres rapaces majestueux patrouillent les cieux du parc. L’aigle royal, envergure déployée, plane au-dessus des crêtes. L’aigle de Bonelli, espèce méditerranéenne menacée, chasse en couples coordonnés dans les vallées. La buse féroce, au regard perçant, surveille
les lisières forestières depuis son poste de guet. Plus discret, l’aigle impérial fréquente également le territoire. Ces grands prédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire, jouent un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes en régulant les populations de rongeurs et de petits mammifères.


Du litoral à l'arrière pays,
un monde d'oiseaux
Sur le front de mer, le goéland d’Audouin, espèce quasi endémique de Méditerranée, a établi sur les îlots l’une des plus importantes colonies de la rive sud. Son cri rauque accompagne les pêcheurs tandis que le puffin cendré survole les vagues en rase-mottes et que les sternes piquent dans les bancs de poissons. Dans l’arrière-pays, la mésange nord-africaine explore les branches de thuya, le guêpier d’Europe flamboie dans les vallées, la pie-grièche à tête rousse surveille son territoire. Chaque milieu a ses spécialistes, créant une mosaïque sonore et colorée.





















Mammifères, reptils et amphibiens
discrets mais essentiels
Ils se cachent le jour, chassent la nuit, fuient au moindre bruit.
Pourtant, mammifères, reptiles et amphibiens jouent un rôle crucial
dans l’équilibre des écosystèmes du Parc.
Le sanglier laboure les sous-bois à la recherche de racines et de tubercules. Le chacal doré, parcourt les vallées au crépuscule, son hurlement résonne dans la nuit. Le renard roux, opportuniste adaptable, fréquente aussi bien les lisières forestières que les abords des douars. La genette commune, carnivore furtif aux allures de petit félin, chasse oiseaux, lézards et rongeurs, sa présence, rarement observée, trahit la richesse du milieu.


Lièvres et lapins bondissent dans les clairières, proies convoitées des rapaces et des carnivores. Certains noms de lieux évoquent des espèces aujourd’hui disparues : le mouflon, le léopard peut-être. Leur extinction témoigne de la pression que l’activité humaine exerce sur les grands mammifères, contraints de se replier vers des espaces toujours plus réduits.
Les mammifères du maquis


Reptil et amphibiens, champion méditerranéens
Les reptiles et amphibiens représentent l’un des groupes les plus diversifiés du parc. La tortue grecque (Testudo graeca), espèce protégée à l’échelle internationale, trouve ici des populations viables. La salamandre tachetée fréquente les zones humides. La couleuvre de Montpellier, inoffensive malgré sa taille imposante, chasse lézards et rongeurs. La couleuvre fer à cheval,


plus commune, se reconnaît au dessin caractéristique qui lui a donné son nom.
Lézards, geckos, crapauds et grenouilles complètent ce cortège d’espèces adaptées au climat méditerranéen. Près de la moitié des reptiles méditerranéens sont endémiques du bassin, et 13% sont menacés. Leur préservation est un enjeu majeur de conservation.












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